Chaque début à une fin...

Chaque début à une fin...
Ephémère

L'aube vient à peine poindre
Délivrer ses rayons pour peindre
Qu'au loin tombe le crépuscule
Fragment de vie poussière minuscule

Beauté d'un souffle l'éphémère
Omniprésence dont il faut se satisfaire
Beauté du doute des lumières
Qui consument lentement leur dernier éclair

Abrupte réalité chute vertigineuse
Freiner seule par d'éternelles rêveuses

Ephémère altitude s'élevant des cimes
Innonde en virgules la terre qui s'abîme
Tunnel fragile où trop mal étreint
Plonge l'âme nue au pouvoir d'une fin

Ballade mortelle ou courte aisance
Soupçon écumé ou parade des sens
Aux majestueuses lunes des nuits solitaires
S'en proie les racines profondes de l'éphémère

Flamme droite mais valseuse qui s'éprend
La vie comme un subtile murmure une goutte de sang
Caresses qui s'envolent et nous échappent
Secondes qui s'égrainent temps qui rattrape

Courses incestueuses de faux frères courant en sens contraires
L'union d'un c½ur et du temps : un rêve de faux aimants
Dérive incertaine gouverne des jours maussades
Moue des sourires aux larmes, courtes passades

Ephémère qui résume tout mais laisse si peu
Qu'un silence hume aux sons des adieux

# Posté le vendredi 23 septembre 2005 06:11

Modifié le dimanche 13 avril 2008 09:39

Rien ne vous remplacera...

Rien ne vous remplacera...
Me voilà... de nouveau à prendre ma plume... de nouveau à avoir le temps d'écrire... de rêver... de pleurer...de nouveau un peu inspirée...
Il y a des au-revoirs déchirants... qu'on ne peut même pas dire sans pleurer sans trembler... Des coups de coeurs violents... quand il est temps de s'en aller... s'en aller...


4 ans... une vie...
Sur le chemin de l'adolescence et des tourments
Quand le crépuscule tombe aux yeux sombrants
J'ai découvert ce paradis caché sous le vent
A l'abris des mauvaises langues de serpents
Au fil des années j'ai tellement appris
Dans votre amour bienveillant j'ai grandi
Une famille différente et hétérogène
Où chacun à sa place sans aucune gène
Ce que je suis aujourd'hui, mon être tout entier
Respire de toutes ces âmes qui m'ont tant donné
Pourtant je dois tourner la page
Laisser voguer nos souvenirs au gré des nuages
Le coeur lourd et les larmes inconsolables
De quitter ce refuge aux émotions inégalables
La tristesse envahit mes veines devenues vôtres
Puisqu'il coule aux Cabotins un sang, le nôtre
Mais, je suis tout près... juste à côté...
Cette aventure unique fait partie de moi
On gardera tous en nous ce secret plus d'une fois
Que la vie peut-être plus belle
Offrant des ailes aux anges rebels

# Posté le mardi 13 septembre 2005 12:23

Pour deux amies...

Voilà juste quelques mots improvisés... de ressentis... pour deux amies... à qui je pense fort...

Le destin a choisi une nouvelle fois
De s'abattre sur ceux qui s'effondraient déjà
Pourquoi dans une main autant d'injustice
Qui vous fait sombrer dans un tel précipice

J'imagine la douleur les sanglots qui s'évaporent
Et le manque la haine au fond du c½ur
La tristesse m'envahit pour vous mes amies
Car aujourd'hui j'entends tous vos cris

Comme des lames impuissantes face à la mort
Comme ces dés qui ont scellé leurs sorts
Je suis là pour vous
Pleurant de vous voir à genoux...

# Posté le mardi 26 juillet 2005 11:03

"Où es-tu ?"

"Où es-tu ?"
Voilà un livre qui m'a vraiment trop touché... Il raconte tellement de ce que je vis ou ce que j'ai vécu...
Un extrait... qui donne envi de changer...

« ... - Je ne peux pas t'aider Philip, parce que la porte est fermée. Le passé compte-t-il pour toi plus que le présent et le futur ? C'est si facile de renoncer par nostalgie, quelle formidable douleur passive, quelle admirable mort lente, mais c'est une mort quand même. Aux premiers jours de notre rencontre tu me racontais tes rêves, tes envies, j'ai cru que tu m'appelais, je suis venue et toi tu es resté prisonnier de ton imaginaire ; et moi j'ai eu l'impression d'être chassée de ma propre vie. Je ne t'ai enlevé à personne Philip, tu étais seul quand je t'ai rencontré, te souviens-tu ?
- Pourquoi dis-tu ça ?
- Parce que tu abandonnes, et je n'en suis pas la cause.
-Pourquoi te refuses-tu à approcher Lisa ?
-Parce qu'il faut être deux, et qu'elle ne le souhaite pas non plus. Pour toi c'est facile, la place du père était libre.
-Mais il y a toute la place du monde dans son c½ur.
-C'est toi qui dis ça ? Toi qui n'as pas su malgré tout mon amour en faire autant dans le tien !
-Je te fais de la peine à ce point-là ?
- Beaucoup plus Philip. Il n'est pire solitude que celle que l'on éprouve quand on est deux. J'ai voulu partir alors que je t'aime, quel outrage à la vie. Mais parce que je t'aime, je suis encore là, et toi tu ne me vois pas, tu ne vois que toi, ta douleur, tes doutes, tes incertitudes. Et tu n'es plus aimable, pourtant je t'aime.
-Tu as voulu me quitter ?
-J'y pense chaque matin en me levant, aux premières heures de nos journées, en te voyant avaler ton café dans les silences de tes refuges, en te regardant quand tu t'habilles de solitude, quand tu te laves du parfum de ma peau sous l'eau qui coule trop longtemps, quand tu te précipites vers le téléphone qui sonne, comme si tu venais d'y entrevoir une fenêtre par où t'évader un peu plus encore. Et moi je reste là, les bras lourds d'un océan de bonheur où je rêvais de nous baigner.
-Je suis seulement un peu perdu, plaida-t-il doucement.
-Tu n'as appris aucune leçon Philip, je t'observe quand tu te vois vieillir, lorsque tu passes tes doigts sur les rides qui se forment sur ton visage ? Je t'ai aimé vieux au premier jour, c'est comme cela que j'ai su que je voulais faire ma vie avec toi, parce que l'idée d'un âge sans limites à tes côtés me rendait heureuse, parce que pour la première fois de ma vie je n'avais plus peur de l'éternité, pas plus que des affronts du temps, parce que quand tu entrais en moi je sentais tes forces et tes faiblesses et que j'aimais leur doux mariage. Mais je ne peux pas inventer notre vie toute seule, personne ne le peut. On n'invente pas sa vie mon amour, il faut le seul courage de la vivre. Je vais partir quelques jours. A m'abandonner en toi je vais finir par me perdre.
Philip prit les mains de Mary dans les siennes et les embrassa.
-C'est mon enfance qui est morte avec elle et je n'arrive pas à en faire le deuil.
-Susan est un prétexte, ton adolescence aussi. Tu peux prolonger éternellement cette partie de ta vie, tout le monde le peut. On rêve d'un idéal, on le prie, on l'appelle, on le guette, et puis le jour où il se dessine, on découvre la peur de le vivre, celle de ne pas être à la hauteur de ses propres rêves, celle encore de les marier à une réalité dont on devient responsable. C'est si facile de renoncer à être adulte, si facile d'oublier ses fautes, de mettre l'erreur au compte d'une fatalité qui masque nos paresses. Si tu savais comme je suis fatiguée soudain. J'ai eu ce courage-là, Philip, celui de t'aimer dans ta vie, qui était si compliquée, comme tu disais au début. Compliquée de quoi ? De tes tourments, de tes inachevés ? Parce que tu croyais en détenir le monopole ?... »

# Posté le vendredi 22 juillet 2005 10:34

Modifié le samedi 23 juillet 2005 05:17

Faut-il partir à la dérive pour trouver l'introuvable ? ...

Faut-il partir à la dérive pour trouver l'introuvable ? ...
Un texte... Juste sur quelques réalités... qu'on aimerait oublier... juste... pour s'évader... Loin... trop loin sûrement... pour être envisageable...

Je me suis souvent battue pour cette étoile innaccessible
Ce fragment de lune qui complète les coeurs fragiles
En moi l'espoir grandissait dans ces nuits féeriques
Que j'inventais pour effacer des fins tragiques
J'ai trop rêvé de cueillir ce qui m'éveille sur cette Terre
Réveillée brutalement par la réalité qui désespère
L'amour est un sentiment passionnel qui tue
Qui abîme l'âme la met à nue
C'est quand on rassemble les morceaux
D'un visage sculpté par les sanglots
Qu'on se rend compte qu'il coûte trop cher
Qu'il est si volatile et éphémère
Pourtant je me suis noyée pour l'entendre approcher
Mais telle une bouteille sur les rochers qui s'est brisée
Parsemés de doutes et de monopoles
Des êtres humains comme des bouts d'atoll
Qui partent à la dérive sans arrimer leur voile
Qui n'ont jamais vu le trésor qu'ils convoitent
Partir à l'aventure en laissant la raison derrière
C'est dans les rêves seulement qu'on réalise ce mystère
Comme tromper par des idéaux des images déguisées
Comme brille trop fort l'amour pour s'en approcher
Parler de regrets et de passé ancré
Mais quelle que soit la donne elle reste inchangée
Aimer éternellement sans faux semblants
Comme l'étreinte d'une flamme qui brûle lentement
Je n'y crois pas je n'y crois plus
Mais véritablement y aie-je déjà cru ?

Il faudrait se bander les yeux et partir en rêve
S'enfuir à deux vers une nouvelle sève
Puisqu'on a qu'une vie juste une inscrit
Puisqu'on meurt bien vite quand est-ce qu'on vit ?

# Posté le samedi 28 mai 2005 13:56

Modifié le dimanche 13 avril 2008 09:43